Compte rendu de la 20ème sortie à l’Aven de la Poule Rousse du dimanche 4 février 2024

Il fait beau mais il ne fait pas chaud en ce dimanche matin.

L’équipe du jour : Marcel, Claire et Gilles, Gaby et Jacky, Jean-Jacques, Sylvane et Baba, Jacques C., Ghislaine et Gérard. L’après midi Dorian vient en renfort.

Il manque Janine et Pierrot, ils ont la grippe. D’ailleurs de la dernière séance, il y a 6 jours, plusieurs ont été malades : Marcel, Ghislaine, Gérard…. La Poule Rousse tousse !

La journée commence mal, Marcel a encore des restes de la grippe, il ne souhaite pas descendre. Jacques a un problème à l’œil, donc pareil.

Nous descendons à 2 seulement, Gilles et Gérard, alors qu’il faudrait être au moins 4 pour dégager les gravats du tir de la dernière séance.

Par précaution, nous descendons le plus possible de matos pour éviter de remonter au fractio pour guider les kits. Le burineur fait parti du voyage, mais nous apprenons que le groupe électrogène en surface fonctionne mais ne produit pas d’électricité.

Marcel essaie de voir ce qu’il a mais ne trouve pas la panne.

Donc pas de jus pour le fond….. pour la journée.

Au fond justement, beaucoup de gravettes, nous voyons d’un peu plus près le plan incliné qui part sous un pont rocheux. Quand des cailloux tombent dessous nous les entendons cascader jusqu’à ce qu’ils deviennent inaudibles. C’est sur, il y a plusieurs mètres de vide sous nous, quand à savoir si c’est assez large pour passer….. !

Un bloc suspendu fracturé par le tir bouche le passage, un petit coup de pied de biche et il bouche le fond. Nous sommes dans une sorte d’entonnoir. La gravette du tir achève de boucher le fond.

Nous stockons les débris sur la plateforme au dessus. C’est étroit, mais nous arrivons à nous croiser pour échanger nos places. Il est 11 h30 nous avons le perfo sur accu et des pailles. Nous perçons 2 trous de 10 X 400 et 1 de 10X600, et nous remontons en surface après avoir fait partir les charges.

En surface il fait nettement plus chaud. Nous nous installons dans notre salon d’hiver en plein soleil.

Baba nous présente sa poule blanche en peluche qui fait cot cot quand il la touche. Une poule blanche à la poule rousse ? Après tout il y a bien des oies blanches qui sont roses !

Nous commençons à manger et Dorian arrive tout équipé. Ce matin il encadrait des jeunes recrues du club à la baume des Anges et une fois fini, il a sauté dans sa voiture tout équipé pour nous rejoindre.

Encore beaucoup de desserts qui tournent entre tous. Jacky arrive à mettre la main sur les cerises à l’eau de vie que Pierrot avait planqué dans la garrigue.

Nous redescendons dans l’aven à 3 cet aprèm : Gilles, Dorian et Gérard. Le tir à partiellement réussi, nous dégageons au burineur sur accu les restes du tir et nous remontons dans la petite salle(cloche) les bacs de gravats.

L’électricité manque quand même, la puissance du burineur sur acu n’est pas optimum.

Nous échangeons nos places, Dorian se met au fond et essaie de voir avec sa camera, mais sans succès. Il arrive à sortir le bloc qui était tombé au fond ce matin. Nous continuons à remonter des bacs. Mais à 16 h 30 nous arrêtons le chantier et nous remontons. Nous avons gagné 1 m, il faudra faire un gros tir la prochaine fois.

A 17 h après avoir trié le matos, nous quittons le site.

Compte rendu de la sortie à la grotte des Manches du 26 janvier 2024

Cette sortie était prévue pour retrouver le courant d’air, après une avancée de 10 m dans cette grotte, il y a un an. Ce courant d’air violent souffle par grand froid et aspire l’été. Malheureusement ce 26 janvier, la température est clémente (13°). Mais nous décidons d’y aller quand même pour essayer de voir un départ qui ressemble à un plafond de galerie .

Nous nous retrouvons à Privas devant les établissements Faugier à 13 h 30. Il y a Gilles, Gaby et Jacky, Jacques, Ghislaine et Gérard.

Nous montons avec 2 voitures jusqu’à Chabanet et nous partons à pied jusqu’à la ruine de la Tule.

Nous quittons le chemin pour descendre en direction du ruisseau de Verdus. Les femmes remontent aux voitures. Nous arrivons à l’entrée de la grotte et nous constatons qu’il y a un léger courant d’air.

Nous mettons une corde pour descendre le ressaut. Jacky reste dehors.

Un peu plus bas, nous dégageons les restes d’un tir précédent qui a agrandi un virage. Nous, Gilles et Gérard, passons la chatière remontante. Jacques n’arrive pas à la franchir : grande bouche = grande cage thoracique !

Nous sommes devant l’objectif de la journée, pour s’y approcher il faut s’attaquer au sol qui est fait de petits blocs calcifiés. La hauteur jusqu’au plafond est de 25 cm. J’ai amené le perfo avec un burin mais impossible de l’emmancher ! J’essaie un foret de 10 mm ça marche. C’est donc le burin qui a un problème. J’attaque avec massette burin, il n’y a pas beaucoup de place pour donner de grand coup de massette, mais heureusement la calcite n’est pas très épaisse et dessous c’est du gravier. Dessous Gilles décaisse l’accès remontant, il gagne 30 cm de hauteur.

Le dégagement devant l’entrée est assez important pour mieux voir ce qu’il y a derrière. En enlevant le casque, je vois une partie calcitée sur la gauche et un agrandissement sur la droite qui descend. Mais ce départ de galerie n’est qu’un relief d’un gros bloc. Je laissa ma place à Gilles qui continue d’agrandir la montée jusqu’à ce rocher. Il ressent un courant d’air dans ce passage.

Je retourne à la chatière ou se trouve Jacques et je perce un trou pour la mettre au norme. La paille installée, nous attendons le retour de Gilles. Tout le monde remonte et le tir se fait entendre faiblement. Je vais voir le résultat : il n’y a plus de chatière !

Nous remontons jusqu’aux voitures, il est 17 h. TPST 2 h.

Jean Duc nous avait invité à boire un coup chez lui au retour mais nous avons décliné par manque de temps.

SORTIE DU DIMANCHE 14 JANVIER 2024

(17ème sortie !) Mais qu’a t-on fait au bon Dieu ? DESTINATION : AVEN DE LA POULE ROUSSE
BUT : CONTINUER LA DESOB ET FRANCHIR LE TERMINUS

PARTICIPANTS : GÉRARD ET GHISLAINE. PIERROT ET JANINE. GILLES ET CLAIRE. BABA ET SYLVANE. JEAN-JACQUES. MARCEL. MÉLINA ET DORIAN. GABY ET JACKY SORET.

MÉTÉO : EXCELLENTE 2°LE MATIN SOLEIL ET 17° VERS 14 H

Gérard et Ghislaine sont venus hier soir dormir sur place au bord du gouffre avec son fourgon, aujourd’hui, comme il fait froid on est en hiver quand même ! Son véhicule servira de base stratégique pour nos femmes afin qu’elles profitent d’un abri confortable et chaud. Dernièrement nous avions descendu sous terre un petit père Noël, histoire de stimuler la chance, nous allons donc vérifier cette fois-ci comment vont se dérouler nos investigations ? Nous arrivons tous ensemble à peu près, le temps est clair, il ne gèle même pas (2°) Gégé s’habille rapidement et Gilles le suit, le téléphone est branché, les cordes étaient déjà en place d’hier soir. Nous n’installons pas la ventilation, le groupe n’arrivera qu’avec la venue de J. Jacques. De toute façon rien n’est urgent car l’aven aspire ce matin. Nos femmes sont heureuses puisqu’elles ont un abri sûr et chauffé. Au téléphone on nous apprend que le dernier tir a bien fonctionné et qu’il va falloir remonter une bonne douzaine de bacs ! Il parait que la suite reste encore étroite malgré les travaux d’élargissement de la dernière séance, ce qui nous laissait présager une avancée vers l’inconnu, que nenni, ce n’est pas le cas, loin s’en faut ! Je descends voir ce qu’il en est auprès de Gégé qui s’échine à décaper la roche à grands coups de burineur. Dorian lui donne un coup de main en reprenant la perfo en mains pour continuer d’autres trous de mine, ce petit ressaut n’est pas bien large et je le rejoins par quelques contorsions très intimes dans un conduit de 70 cm de diamètre, du coup l’occasion de le former au forage n’est pas idéale et je le remplace illico car on se gêne! L’accès au bas de ce petit ressaut n’est facilité que par la pose d’un goujon au sommet qui soutient une pédale bien pratique pour l’instant. (On installera plus tard des marches métalliques) Je perce ensuite 8 trous de 10 X 400 et nous les chargeons avec des pailles de BA10. (Pendant ce temps Gégé percera deux autres trous de 10 X 600 pour faciliter le ramping qui débouche dans cet accès depuis la salle-cheminée.) La vue sur la suite se résume à une diaclase large de 35 cm avec un pont de roche au milieu, les pierres tombent d’une dizaine de mètres ici, en espérant que la faille s’élargisse ? Nous remontons tous pour manger à 12 H 30. Nos femmes sont contentes, il fait déjà bon et les tables sont installées cette fois ci au milieu des voitures. Repas champêtre agréable bien arrosé avec en dessert 4 belles galettes comme si c’était un jour de fête ? Là, nous apprécions nos chères épouses dans ces moments incertains, parfois contradictoires, la première n’étant pas encore dans la poche !! Elles nous soutiennent sympathiquement. A 14H on retourne au fond, il y a encore une dizaine de bacs à ressortir. Le chantier terminal est un peu plus large, on distingue bien un élargissement vertical mais il faut jouer des coudes pour sonder le vide. Dorian va sculpter le vide avec sa caméra, reste à analyser les images ? Le temps passe vite, dehors nos femmes s’inquiètent car le froid revient vite à la mi-journée. Nous décidons avant de remonter de refaire une volée pour amortir la sortie. Je tente à nouveau le passage et refuse l’obstacle, je pense que je m’y suis mal pris dans cette étroiture qui débouche sur le ressaut. (il faudra reprendre le plafond par derrière) Je laisse la place à Gégé et lui passe les accessoires. Il va percer 10 trous de 10 X 600, chargés au cordeau de découpage de 9 mm à 40 gr de pentrite. Ils seront reliés aux 2 autres trous en attente que Gégé avait percés en temps masqué. (Pendant ce temps aussi, Dorian s’est exercé en solo en forant 3 trous de 8 X 400 à l’opposé à la base du puits d’entrée, il y a aussi là une autre chance de découvrir un accès moins ventilé pour l’instant?) Dehors c’est un peu l’impatience pour nos amis qui ne voudraient pas rentrer chez eux trop tard, un dimanche soir. Nous terminons ce deuxième tir à 18 H 30 et déséquipons les cordes. Le tir fonctionne ! TPST 7H On pense retourner continuer la désobe lundi 22 janvier 2024.

Retour dans nos foyers 12 heures plus tard, arrivée à la Voulte à 20 H

Le diable freine notre ardeur, on tient bon !

Pierrot (C’est ballot, trop de privation depuis l’époque de la Covid mais je sens que ça va venir !)

Nous sommes heureux que Mélina et Dorian soient aussi motivés par ce trou et leur gentillesse à nous aider.

Pierrot

ANIMATIONS NOEL DU 8 DECEMBRE A MONTELIMAR ET LE 16 DECEMBRE A DONZERE

ANIMATION PÈRE NOËL SUR LA FAÇADE DU THÉÂTRE DE MONTELIMAR VENDREDI 8 DECEMBRE 2023 A 18h 15

Cette année le service animation de la ville nous a demandé si nous pouvions refaire l’animation de la descente du Père Noël ? Cette fois sur la façade du théâtre et non sur la façade de la mairie comme on le faisait auparavant, cela après trois ans d’interruption.

Participants : Claude B, René I, Jean-Luc P, Daniel M, Pierre J.T , Colette C, Jean-Jacques A, Patrick M.

Jean-Jacques

Photos : Patrick M

SORTIE DU SAMEDI 30 DECEMBRE 2023

(15 ième sortie depuis mars 2023) DESTINATION : AVEN DE LA POULE ROUSSE LA DER DES DERS !

PARTICIPANTS : GILLES ET CLAIRE. BABA ET SYLVANE. JEAN-JACQUES. PIERROT ET JANINE. GEGE ET GHISLAINE. MARCEL

BUT : DEBLAYAGE DES DERNIERS TIRS

METEO : BONNES PREVISIONS SUPER TEMPS DE PRINTEMPS

Nous partons de la Voulte à 08 H. Pas de covoiturage aujourd’hui comme c’est la dernière sortie de l’année. Petit arrêt à Rochemaure pour faire le plein d’eau à la source puis nous filons sur Bidon avec une route sans circulation mais avec un épais brouillard jusqu’à Viviers. C’est la limite météorologique pour retrouver un ciel bleu pur et le soleil ardéchois avec une différence de 6° depuis le départ ! Nous arrivons sur les lieux à 9 H, Marcel est le premier arrivé, il devait seulement nous apporter son treuil car normalement il devait rejoindre ses amis stéphanois à la maison Forestière et réveillonner avec eux sur place mais finalement il se décide de rester avec nous car on tourne aujourd’hui en régime restreint. (Cela nous arrange bien, on s’adaptera avec notre petit effectif pourvu qu’on se fasse plaisir ?) A 9 H 40 tout est en place, Gégé, Gilles et Marcel commencent à descendre pour aller voir les résultats et commencer le déblayage. J. Jacques arrive juste à point pour fournir le 220 V et l’outillage lourd. Je me réserve pour garder la permanence en surface au téléphone. J’apprends que le dernier tir n’a pas bien fonctionné, une mine n’a pas sauté et qu’il va y avoir une bonne séance de marteau piqueur. Jusqu’à midi l’équipe du fond s’acharne à déblayer l’objectif terminal, Marcel (le plus mince d’entre nous) tente d’évacuer au maximum le fond du petit puits d’1.80 qui est ventilé, les gravats ressortis iront rejoindre le tas qui s’empile dans la petite salle intermédiaire que Gilles s’efforce de vider à nouveau vers le bas du puits principal. A midi 30 on se réunit tous sous une chaude journée, le repas comme à l’accoutumée est copieux en cette période de fête. Nous ne sommes pas trop excités car la suite qu’on espérait en notre faveur n’est pas réjouissante, juste un petit trou gros comme le poing permet d’apprécier que le vide qui se présente en dessous ne sera pas facile à ouvrir (surtout à la verticale) Il y a encore des gravats non accessibles aux mains par manque d’espace. Peu d’écho en dessous et ça semble encore très étroit ? Je suis déçu mais n’ayant pas observé l’avancement des travaux depuis deux mois à cause de mon mal au dos je tente d’aller voir sur place vers 14 H 30, nous serons du coup 4 à bosser, je vais faire en sorte de ne pas me niquer le dos suite à ma sciatique. La ventilation tourne quand même en surface, mon analyseur perso m’indique un PPM de 11, ce qui est très négligeable. Pendant que nous sommes tous installés nous grattons le peu de cailloux qui restent à enlever, pour ma part il ne faut pas s’acharner sur ce côté-là, bien trop technique à poursuivre et je pense qu’il serait bon (de préférence) attaquer au bas du puits à l’opposé (sous le fractio) il y a un départ aussi intéressant à élargir, à l’horizontal en plus ! De suite nous stockons les derniers déblais en cours ici même en colmatant le petit trou profond de 0.70 m en y vidant 7 à 8 bacs (ils seront faciles à remonter dehors plus tard. Si ça se trouve la suite de l’aven communique par-dessous depuis l’autre chantier ? Il ne faut rien négliger ici ! Je commence à remonter vers 16 H avec Marcel. Seuls Gégé et Gilles restent pour forer une dizaine de trous dans ce nouveau côté, histoire de sonder la vraie suite ? Dehors, la fraîcheur se fait sentir vers 16 H 30. Nos femmes s’impatientent. Ils vont avoir pleins de difficulté pour miner la roche, les trous de perçage s’auto-colmatent à cause de l’humidité de la cutine de forage, le tir se fera avec des pailles. Nous laissons en bas le père Noël à l’abri du souffle, ma grosse masse. Ce contretemps nous oblige à rester jusqu’à la nuit tombante, sortie de Gilles et Gégé à 18 H soit un TPST de 6 bonnes heures.

Pour l’instant rien n’est joué et la peau de l’ours n’est toujours pas à vendre ! Laissons pour l’an prochain la découverte du réseau souterrain qui se trouve sous nos pieds.

En résumé il y avait une forte activité sur le lapiaz, nombreux chasseurs et de chiens en battue de sangliers autour de nous. Retour nocturne vers nos foyers.

PS : révision du groupe du MASC à faire d’urgence. Prévoir d’apporter une protection métallique avec chaines pour éviter de boucher la suite sous les futurs tirs (comme à l’aven de la Poulette)

Dicton du jour : On ne lâche rien !

Pierrot

Bonne et heureuse année 2024 à tous

SORTIE DU LUNDI 18 DECEMBRE 2023 AVEN DE LA POULE ROUSSE (ARDÈCHE DU SUD)

BUT : SE CONSACRER A FAIRE DE LA « PREMIÈRE » (Coûte que coûte !)

PARTICIPANTS : Gérard D ET Ghislaine P, BABA ET SYLVANE R., Jean-Jacques A, Jean-Luc P, Marcel C. Pierrot G ET Janine P. (NOS AMIS LES SORET PARTENT EN ESPAGNE POUR 3 SEMAINES) Gilles et Claire M. Dorian M et Mélina B (soit 13 personnes)

MÉTÉO : EXCELLENTE. ENSOLEILLÉE (MAIS FROIDE LE MATIN).

Depuis la dernière sortie nous avons beaucoup pensé à cette journée que nous allons vivre avec émotion, aujourd’hui ! Tous les voyants étant au vert pour jouir enfin d’une découverte bien méritée. Nous savons maintenant que le trou va se livrer, il ne reste que quelques tirs de mine à faire pour franchir l’étroiture terminale et on saura vite ce qu’il y a derrière ! Voilà donc notre programme.

Marcel arrive chez nous à la Voulte pour 08 H. Nous allons appliquer le dicton du jour « il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ! » On a l’habitude de ce genre de situation ! Le brouillard laisse la place à un beau lever de soleil le long du Rhône mais il fait -02° ! C’est Marcel qui nous conduit, nous arrivons sur place juste derrière Gégé vers 09 H 10. Nos amis ne vont pas tarder à vite s’équiper pour accompagner notre mineur avec sa perfo sur accu devant la fameuse étroiture du terminus. 3 trous paillés suffiront pour abattre le pan de roche récalcitrant. Dehors on reste silencieux car les nouvelles tardent à parvenir à nos oreilles, le trou aspire confortablement avec la chaleur matinale. Du coup nous n’installons pas de suite la VMC, l’atmosphère souterraine semble convenir à tous. Nous allons retirer encore une dizaine de bacs avant d’en savoir plus sur le déroulement de l’exploration. En effet, tout ce que nous pensions ne correspond pas tout à fait à notre imagination. Ayant passé rapidement dans le nouveau vide qui n’est pas si grand que ça la découverte se résume à voir le pourtour d’un petit puits de 1.80 m à peine de profondeur qui s’ouvre côté droit mais d’un faible diamètre (0.80m) encombré de blocs divers dans sa partie basse. Il est très difficile de gesticuler dedans et d’attraper du bout des doigts les déblais. Ce qui nous rassure c’est bien le C/A qui souffle d’en bas ! Il y aurait du noir visible entre les blocs et en maniant la longue barre à mine de J. chica, des pierres tomberaient plus bas encore ? Nous faisons la grimace mais que faire d’autre ? Nous n’aurons pas la peau de l’ours aujourd’hui, c’est sûr !. Le repas qui suit nous endurcit le moral. Il faut se raisonner. Dans la matinée une équipe va repérer d’autres cavités intéressantes dans le secteur, l’inventaire que complète Gilles se précise. 3 nouveaux trous seraient à revoir ? Nous ne sortirons pas nos bouteilles de Clairette pour arroser une victoire qui s’échappe mais sur laquelle on compte. Il faut s’habituer à ce genre de déception. Pour marquer cette super journée printanière (15/18°) je fais voler mon Drone sur le lieu du repas mais il s’écrase subitement devant moi sans que j’en comprenne pourquoi ? Dommage, il avait pourtant bien volé ce matin en arrivant. Gérard va reprendre les perçages aussitôt accompagné de Dorian et Jean-Luc. Bonne séance d’initiation au tir pour Dorian qui perce 5 nouveaux trous de 600. Vers 16 H 30 les mines sautent. Peu de gaz, Gégé ira même voir le résultat avant de remonter. Il semblerait que la suite de la cavité soit bien en dessous ? Nous envisageons de

revenir mardi prochain, le lendemain de la Noël. (On ne doit pas rester sur un échec !) Le froid se fait sentir au coucher de soleil (5/6°) Cette journée en mi-teinte nous contrarie.

TPST/ 6H Je pense que Gérard va nous communiquer un dessin topo explicatif ?

Retour par le même chemin en remontant le fleuve qui est en décrue, l’approche des berges n’est pas autorisée, depuis 20 ans le Rhône n’avait pas atteint une telle cote d’alerte.

Pierrot

SORTIE DU DIMANCHE 10 DECEMBRE 2023 DESTINATION : AVEN DE LA POULE ROUSSE

PARTICIPANTS : (15 PERSONNES) J.JACQUES A .BABA ET SYLVANE R. GILLES ET CLAIRE M. PIERROT G ET JANINE D GÉRARD D, GHISLAINE P. GABY ET JACKY S. MARCEL C. JACK C. ARNAUD M ET DORIAN M. VISITE DE GÉRARD S.

BUT : CONTINUER LA DESOB A -20 EN REMONTANT TOUS LES DÉBLAIS MÉTÉO : BEAU TEMPS SANS VENT ET DOUCE CHALEUR (tendance à la pluie le soir)

Nous partons du Pouzin avec les Soret car ma voiture est trop petite (Le Rifter étant chez le carrossier) c’est Jacky qui nous conduit le long de la RN 86 jalonnée par de nombreux policiers fixés à la plupart des R-P car une forte manifestation d’écologistes (soulèvement de la Terre) se prépare pour manifester contre les cimenteries Lafarge entre Le Teil et Viviers, nous passons heureusement sans encombre, les gris-bleu se préparent ! Arrivée une heure plus tard pour 65 Km, beaucoup de copains sont déjà là tant mieux ! Le brouillard du Rhône s’est dissipé et nous allons vivre une excellente journée avec la douceur du climat et le soleil toujours présent. Finalement nous serons 15 aujourd’hui et bien décidés à en découdre avec l’abîme ! Nous avons même 2 groupes électrogène dont un en secours. 2 très gros marteaux-piqueurs et tout le bazar adéquat. Comme on est venu un peu tôt il est temps de constater qu’il n’y a pas de CO2 au fond, c’est déjà ça. La ventilation n’est donc pas obligatoire. Gégé attaque la désob, le trou aspire velu, il y a de nombreux bacs à remonter. Gilles, Arnaud, Jack, Dorian, Marcel sont très actif pendant que nous hissons une bonne dizaine de bacs de gravette. Certains trous de mine n’ont pas eu l’efficacité escomptée, il faudra donc beaucoup buriner la roche. Gérard S vient nous rendre visite. Baba reste au calme, il est dispensé de nous aider car une de ses oies l’a bien mordu au bras chez lui. Nos femmes s’installent confortablement et dressent le couvert pour midi trente. Au repas nous discutons agréablement dans une excellente ambiance, de très bonnes victuailles sont à déguster sous les rayons du soleil. Après les croissants du matin, les gâteaux et les cerises à l’eau de vie nous sommes vite repus. Pour la digestion rien de mieux que les équipes présentes retournent au charbon car le trou se livre en pointillé malgré les tirs, le passage n’est pas encore totalement libre. On devine qu’au-delà de la dernière étroiture un net élargissement est bien visible avec un ressaut derrière et petit écho, juste de quoi exciter toute l’équipe !

Malheureusement le temps passe et il ne sera pas possible de vaincre le terminus actuel, il faudrait repercer à nouveau la roche. Les 3 derniers trous effectués tout à l’heure n’ayant pas suffi, tout ça pour 5 cm de roche en trop ! Il va falloir remettre le couvert une prochaine fois, et ce sera donc la bonne !!! Samedi prochain nous franchirons l’obstacle et l’on pourra se récompenser de toutes ces séances passées à languir d’une belle « première ». On va pouvoir rêver, enfin pour de bon ! et mériter notre salaire. Une fois de plus, on repart avec confiance, on y croit encore plus ! Retour à la nuit, les yeux pétillants d’une future découverte, d’un nouveau réseau, d’une jonction avec la grotte de Saint Marcel ?

TPST 6H. La fin de l’année sera bonne, n’en doutons pas, c’est cadeau, astiquez vos descendeurs ! Préparez vos distos X et chargez vos accus ! Que d’aventures allons-nous vivre ?

Pierrot.

Gérard nous prépare un croquis Technique ? GÉRARD D, L’ARTIFICIER ABONNE AU KARST ARDÉCHOIS ! L’EFFERVESCENCE EN SURFACE !

Pierrot

SORTIE DU LUNDI 27 NOVEMBRE 2023 EN ARDÈCHE Destination : AVEN DE LA POULE ROUSSE (BIDON)


PARTICIPANTS : GILLES ET CLAIRE. PIERROT ET JANINE. GEGE ET GHISLAINE. BABA ET SYLVANE. JEAN-JACQUES. MARCEL C. DORIAN ET MELISSA. JEAN-LUC. JACKY C., VISITE DE GÉRARD S. (club de st Marcel).

BUT : CONTINUER LA DESOB. REMONTER DES DÉBLAIS ET FAIRE DE NOUVEAUX TIRS. PROSPECTION ENVIRONNANTE

MÉTÉO : BEAU TEMPS

Ce matin le vent du nord est tombé et il fait 2°C Nous quittons La Voulte à 8h 45, cette fois-ci les travaux de voirie sont terminés et l’on peut reprendre la route normale ce qui nous arrange bien ! Arrivée à 9 h 50 en même temps que Jean-Jacques qu’on vient de doubler à la sortie de Bourg st Andéol. Ici il fait déjà meilleur (5°) Gérard est déjà au fond de l’aven pour tester l’atmosphère et remplir un bac, il vient d’équiper le puits, (pas de CO2) nous ne le verrons pas jusqu’ à midi et demie !

Nous sommes une belle équipe et ça va donner. Les jeunes accompagnent les habitués au fond pour remplir les bacs car les derniers tirs (sauf un) ont tout fracassé. Ayant toujours mal au dos j’aide Baba, Marcel, J. Jacques à faire remonter les 22 bacs du matin. Cette gymnastique nous réchauffe un peu et dehors le tas de déblais prend de l’importance. Nous avons dressé les tables plus à l’écart du gouffre car plus dégarni d’arbustes, le soleil se montre enfin timidement et nous déjeunons à bonne température pour cette saison. C’est la ronde des desserts, des cerises au rhum de Dorian et d’autres douceurs.

Après le café Mélina part en prospection dans les environs et nous découvre un nouveau trou d’une quinzaine de mètres, celui-ci sera vite exploré rapidement par elle-même sous les yeux de son amoureux Dorian, il faudrait donc y retourner une autre fois car elle est novice mais très enthousiaste de découverte. Les coordonnées sont prises dans l’attente. De retour au trou toute l’équipe de pointe redescend au fond pour terminer le travail de burinage et garnir encore quelques bacs. Le long perçage terminera la journée avec la même difficulté qu’autrefois, la roche n’étant pas assez dure (12 trous de 08X600 seront garnis) Le C/A est présent et une endoscopie par caméra-vidéo confirmera un élargissement possible à quelques mètres devant. Il serait temps de progresser, l’abîme se défend bien ! On sait dans quelle direction va l’aval de La Poule rousse et nous languissons de conclure cette avancée par des résultats positifs.

Pendant ce temps un léger crachin perturbe un peu la surface du lapiaz avec la tombée de la nuit. TPST 6H Gégé remonte en dernier à 17 h 45 Déséquipement rapide et repli vers nos véhicules. Enfin, tout saute ! Rien n’est décidé pour une prochaine explo, mais on y croit dur comme fer/comme au premier jour ! Retour chez nous sous la pluie. Pierrot Gérard nous précisera bien mieux que moi sur la partie technique concernant cette bonne journée d’automne. Un bon croquis serait le bienvenu en coupe ?

Pierrot

SPELIMAGE 24 ET 25 NOVEMBRE A COURTHEZON (VAUCLUSE)

SORTIE DES 24 & 25 NOVEMBRE 2023

CONCOURS DE FILMS SPÉLÉO A COURTHEZON DANS LE VAUCLUSE

SALLE POLYVALENTE. FESTIVAL SPELIMAGE ORGANISE PAR LE GROUPE RAGAÏ ET LA FFS

WEEK-END REGROUPANT ENVIRON 350 SPELEOS RÉGION DU SUD-OUEST

PARTICIPANTS : JACKY ET GABY S. PIERROT ET JANINE. FREDO ET FRANCOISE. JACQUES C. CHARLES B.

BUT : REGARDER LES FILMS EN COMPETITION

MÉTÉO : VENT DU NORD EXTRÊMEMENT FORT ET BELLE FRAÎCHEUR (4° !)

Nous partons vendredi après-midi en direction de Courthézon où nous arrivons vers 16 h 30 et allons-nous installer dans notre gîte en location pour deux nuits (108€) Les Soret dormiront dans leur fourgon sur le parking. L’organisation est toujours aussi bien rodée que les années précédentes. Vente de revues et livres spéléo, photos d’expo, il ne manquait qu’un stand du CDS Isère pour vendre le numéro 50 de la célèbre revue Scialet ! (dommage)

Nous regardons quelques films et admirons en soirée plusieurs belles productions en 3D sur la plus belle grotte du monde LECHUGUIA au nouveau Mexique. Le lendemain, pour s’occuper un peu nous partons faire du tourisme vers Carpentras à 25 Km, il y avait une brocante sauvage dans les bois en bordure d’un aérodrome, un vent violent glacial est difficile à supporter ! Nous mangeons au chaud au retour dans le gîte que nous louons puis regagnons le site des projections où la foule s’amasse. A 17 h le spectacle commence. Bonne ambiance, le repas du soir nous autorise toujours à bénéficier d’une bouteille de vin chacun (côtes du Rhône, gratuite). En soirée on apprécie les projections, le film de « ON A MARCHE SOUS LA TERRE » gagne les deux meilleurs prix, mais là aussi on s’y attendait ! C’est Charles qui l’a présenté en tant que FJS. Le spectacle se termine à 01 h du matin. Dimanche matin nous repartons chez nous bien fatigué par ce vent insupportable qui use les nerfs.

Nota : Le film sur la grotte Chauvet n’a même pas été primé, il était bien réalisé mais le scénario occultait trop l’histoire de la découverte racontée qui n’est pas la vraie, pleine de mensonges, c’est bien dommage pour les véritables inventeurs qui n’ont pas été réhabilités depuis leur procès. (On pense bien à notre Baba qui était à l’origine de cette désobstruction et qui s’est fait voler la découverte).

Pierrot