Gouffre Marco Polo, cette fois le froid ne nous arrêtera pas

Sortie du 22 janvier 2022

Participant⸱es : Bertrand Valentin, Emilie Bertrand

Hier, le temps était aux nuages et au brouillard, c’était ski de rando, aujourd’hui il fait un temps ensoleillé magnifique, ce sera spéléo !

Direction la Ruchère en Chartreuse, pour une nouvelle tentative au Marco Polo. La fois précédente, nous nous étions arrêté⸱es à – 95m à la fin des premiers puits et au début du croisement entre le méandre des Sassenageois et le réseau des marmites (cf. le CR de la sortie et la topo : https://masc- speleo.com/2021/09/07/compte-rendu-sortie-gouffre-marco-polo/) pour cause de refroidissement trop important de l’élément féminin du groupe. Pour cette fois, nous avons toujours en tête d’aller visiter le réseau des marmites. Bénéficiant de l’expérience précédente, je m’équipe chaudement (deux doudounes, deux sous-pantalons, bonnet, sous- gants, chaussures « d’après ski »…), surtout que nous sommes maintenant en hiver et que la neige est au rendez-vous.

Arrivé⸱es sur le parking, nous nous équipons au soleil au milieu des skieu⸱ses de fond. Notre style est un peu plus lourdaud, on détonne quelque peu. La marche d’approche est rapide, 5-10 minutes et bien damée par le passage de raquetteu⸱ses puis peut-être de spéléos jusqu’à l’entrée du gouffre. Nos deux kits sont bien remplis, une corde de 100m, deux de 30m, une de 10m, 29 amarrages et un peu de matériel vidéo. On continue ma formation, objectif équipement.

Le début consiste un boyau et un petit méandre. Neige à l’entrée, puis belles sculptures de glace. On arrive rapidement au premier puits de 3m qui débouche sur la salle dit des « moins cinq ». -5 degrés ? -5 mètres ? A priori, c’est la deuxième explication qui est la bonne mais vu les concrétions de glace, il ne doit pas faire loin de cette température également, brrr. J’équipe le début de la main courante avec la corde de 10 mètres, puis finalement Bertrand passe devant pour équiper le ressaut. Même si notre précédente visite date de moins de 4 mois, ce n’est pas pour autant que je me rappelle où continue le réseau depuis cette salle. Je vais explorer une petite galerie en face, vite en cul-de-sac, la suite étant finalement du même côté que l’arrivée du puits. Cette fois, on y croit, je passe devant. Un laminoir de 3 mètres puis c’est le haut du puits de 16 mètres, bien gelé sur une paroi. C’est beau mais également un peu impressionnant. J’équipe le début de la main courante avec la corde de 100 mètres, et cherche les spits d’entrée de puits. Il y a bien un anneau avec maillon rapide tout étincelant mais il me semble un peu haut et donc peu accessible. J’avise deux spits un peu plus bas, bien placés pour une descente directe, discussion avec Bertrand, on valide. Les spits sont sur la paroi opposée, pas facile pour un premier équipement, un peu d’appréhension, mais il faut bien se lancer… D’où je suis maintenant, j’aperçois un autre maillon rapide étincelant qui aurait été beaucoup plus facile à atteindre, tant pis pour la solution de facilité. Ca y est, manip finies, je descends dans le puits, pas besoin de fractionnement, le fond du puits est vite atteint. Bertrand me rejoint.

La suite consiste en une succession de puits P6, P12, P9, P17, P12, plus ou moins espacés. On adopte le fonctionnement j’équipe la main courante, Bertrand vérifie mes nœuds, on discute de l’équipement du puits, j’équipe, validation, etc. L’équipement est gourmand en corde (surtout que j’équipe large) et amarrages. Arrivé⸱es au bout de la corde de 100m, on passe à la 30m. On arrive au P17, la corde a l’air assez longue. Je commence la descente et m’aperçois que finalement non la corde ne va pas jusqu’au fond. Zut… Je remonte sur la corde et on raboute l’autre corde de 30m. Chouette un passage de nœud… Dans une zone pas des plus commodes en plus… Finalement ça passe pas si mal, je vais voir la suite, il reste un puits de 12 mètres, on a assez de corde, mais je n’ai plus qu’un amarrage, ça sent le but… Je laisse malgré tout Bertrand me rejoindre. Snif, pas moyen d’aller plus loin, on s’arrête moins loin que la dernière fois, cette fois pas à cause du froid, mais par manque d’amarrages… Le réseau des marmites sera pour une prochaine fois, il va falloir fouiller les affaires de Bertrand pour dénicher des amarrages supplémentaires.

Remontée rapide, Bertrand déséquipe.

De retour au chaud, je relis le descriptif du gouffre Marco Polo intégral et rêve devant la topo. « Clef céleste », « voie romaine », « méandre du docteur Teeth », « méandre des fainéants », « rivière des poissons », siphon terminal à -492m… Mais ce n’est pas une sortie pour débutante tout ça… J’espère juste la prochaine fois arriver un peu plus bas, un peu plus loin… Emilie

  • TPST : 5h
  • MATÉRIEL :
    • Cordes utilisées pour la sortie :
    • 29 Amarrages : Mousquetons-plaquettes et As
    • 1 C 10 ( cordelette dynema)
    • 1 C 100 (9mm)
    • 1C 10 (8mm)
    • 1C 30 (8mm)
  • Equipement : cf Gazette des Tritons n°90 *
    • P3 C8 2S 1S
    • P17 C25 2S 2S en Y 1 +(sangle en place) dév/S
    • P6 C12 2S 2S en Y
    • P11 C18 2S 2S en Y 1 dév/AN Sangle en place pour la dév/AN
    • P10 C15 2S 2S en Y
    • P20 C30 CP + 1S 2S en Y 1S 1S
    • P14 C25 CP + 2S 2S en Y
  • BIBLIO : Spéléo Mag n°16

La vidéo sur la chaîne youtube de Bertrand ICI https://www.youtube.com/watch?v=ptZBQKBiHQE

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