Rocher des Aures, grotte Aeria, Final (où comment un spit de plus fait toute la différence) !

By Emilie

Acte VII : samedi 15 janvier 2022 Tentés à la base par la sortie collective proposée à la grotte des Calles, on déclare finalement forfait pour cause de soirée d’anniversaire le vendredi soir… Et on se la joue donc perso pour ce week-end.

Ça va être l’occasion d’en finir (croisons les doigts) avec cette grotte Aeria. Il fait grand beau, un temps idéal pour aller sous terre. Après un petit déjeuner tardif qui fera aussi office de déjeuner, nous voilà repartis direction la Roche Saint Secret. Nos kits se sont encore un peu plus alourdis, une corde de 100m, une corde de 30m, une de 10m, et surtout un tamponnoir et un marteau ! La caméra et les éclairages sont aussi de la partie pour pouvoir continuer le petit film réalisé précédemment, mais un problème de batterie réduira à néant nos projets de vidéo.

On retrouve avec bonheur le pierrier d’accès, moment toujours aussi peu sympathique mais qui finit par finir et nous revoilà à l’entrée de la grotte, et bientôt à la salle du grand puits, prêts cette fois à triompher de la traversée qui avait eu raison de nous la fois précédente. Cette fois, en effet, nous avons un tamponnoir et un marteau, ce qui permet à Bertrand de poser à l’ancienne un spit réconfortant supplémentaire. 20 ans qu’il n’avait pas posé de spit de cette façon… Mais il faut croire que ça ne s’oublie pas… En tout cas, ça a l’air de faire les bras…

Grâce à ce spit, la traversée ne fait plus peur, et l’obstacle est franchi ! L’équipement laisse ensuite encore à désirer mais on s’en sort tout de même sans ressortir le tamponnoir. Ouf.

Nous sommes maintenant sur un plan incliné qui descend jusqu’à une étroiture qui, si on en croit notre topo, doit se prolonger par un puits nommé « puits fran c ». Il y a des traces de désob à cet endroit et une barre à mine abandonnée. Il ne faut pas être bien épais pour passer par cette étroiture. Bertrand enlève un peu de quincaillerie pour passer plus facilement, les pieds en avant. Je le regarde avancer sans savoir ce qu’il y a exactement derrière et j’imagine avec appréhension ses pieds qui risquent de pendouiller dans le puits franc… Finalement il y a une petite plate-forme derrière où on peut se redresser et équiper de là le puits. Le puits est assez large et plutôt joli. La suite est un peu laborieuse, un conduit étroit et bas où il faut ramper, en évitant si possible une flaque au milieu…

De ce conduit, partent vers le haut deux étroites cheminées parallèles. D’après la topo, les deux se rejoignent et se poursuivent ensuite jusqu’à une hauteur de +9 mètres, sans suite. On croit la topo sur parole, pas bien envie de tenter une escalade de la cheminée… Pourtant, il y a comme un léger courant d’air dans ce secteur…

Après les cheminées, petite désescalade, on passe à côté d’un puits étroit nommé « puits pourri » qui d’après la topo aboutit à la cote -27,4. Là encore, on croit la topo sans vérifier, le nom du puits n’étant pas très engageant… On arrive ensuite à une petite escalade d’un peu moins de deux mètres, et on débouche, ohhhh, dans une grande faille, haute de plusieurs mètres, pas très large, appelée « grande diaclase » sur la topo. Après les étroitures, on a là un sentiment d’espace, c’est beau. On parcourt cette faille qui s’élargit et finit ensuite par un amoncellement de roches, issues de la désobstruction d’un puits qui part côté gauche. Le travail accompli est impressionnant. Sur la paroi de gauche, à quelques mètres de hauteur, on devine une cavité qui ne semble pas être sur la topo. On commence par descendre dans le puits, bouché un peu plus loin. Comme je suis curieuse, je vais ensuite escalader la paroi pour voir la cavité. Ce n’est pas un conduit, dommage, mais une belle cavité, d’où la vue sur la faille est jolie. Cette fois, il n’y a plus rien à explorer.

Pourtant, une chauve-souris dort dans une anfractuosité. A-t-elle suivi le même chemin tortueux que nous ? Ou a-t-elle trouvé un raccourci ? Et ce courant d’air ressenti, d’où vient-il ? Ces questions resteront sans réponse, les équipes précédentes ont déjà effectué un gros travail de désob pour arriver jusque là. Bien sûr, peut-être qu’en creusant encore, le réseau se poursuivrait… Mais il y a tant de cavités plus prometteuses à explorer ! Le retour se fera sous les magnifiques couleurs du coucher de soleil, puis aux lueurs de la presque pleine lune (et de nos frontales. On a raté le goûter, heureusement il reste de la croziflette pour dîner. C’en est fini de cette grotte qui nous aura occupés quelques temps. Même s’il nous faudra y revenir pour terminer la vidéo !

Participant.es : Bertrand, Emilie

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