Canyon du Roujanel

15 mai 2022 – Charlotte – Ludwig – Arnaud

La voiture est prête je n’ai plus qu’à m’affranchir de ces 3 heures de route qui me sépare du Ruisseau du Roujanel. Les courses sont faites, et la caisse de nourriture est pleine. Le matelas, le duvet, l’éclairage, le matériel de canyon, tout me suit dans ma petite maison 1.9 diesel.

De son côté Charlotte fait de même, en récupérant Arnaud. Ce n’est que demain matin que le reste de l’équipe nous rejoindra.

Écoutant aveuglément mon GPS, je me retrouve à traverser de part et d’autre le Gard et l’Ardèche sur des petites routes parsemées de nombreux cols.  Ce n’est pas rapide, mais très joli. Ma seule interrogation surgit lorsque je franchis un panneau voie sans issue à 3 km de mon arrivée.  Mon GPS a vraiment bien écouté ce que je lui ai dit, et m’amène au barrage de Roujanel au cœur de la forêt, et non pas sur la route juste à côté.  Je rectifie la destination finale, la partage à Charlotte, et je suis bon pour 20 minutes supplémentaires afin de changer de côté dans cette très jolie vallée granitique.

Je me gare et je suis accueilli par un troupeau de chèvres qui partage avec moi ce spot avec vue sur le barrage.  Le temps de faire un petit tour à pied des environs, Charlotte et Arnaud arrivent.  Les voitures sont garées, il ne nous reste plus qu’à nous détendre sur nos chaises pliantes.  Dodo vers 22h30. 

Une totale détente sur nos chaises de vieux !!!

Le réveil se fait aux alentours de 8h du matin. Nous apercevons la brume encercler les sommets boisés aux environs.  Le temps de faire un petit déjeuner et d’apprécier cette grasse matinée, que nous permettent nos maison à roulettes, le ciel bleu fait son apparition.  Il est l’heure de préparer les kits, le matériel et de nous mettre en marche. 

Matin !!!!

Le reste des participants étant forfait, nous pouvons décoller dès 9h.  La veille, j’ai pris quelques renseignements auprès du berger qui courait après ses chèvres, sur le chemin d’accès.  Nous avons un accès de quasiment 2h par une large piste DFCI, ou alors 45 minutes sur un petit sentier montant.  Nous choisissons l’option du petit sentier et l’on se dit qu’on fera des pauses si jamais ça monte trop.

Effectivement, quand on commence à s’aider de ses mains à cause de la pente, nous pouvons considérer que les courbes de niveau sont trop rapprochés pour nos maigres muscles.  Et c’est tels des fumeurs de gitanes, que nous arpentons cette magnifique forêt à travers quelques rangs de falaise, (ou Arnaud nous fera découvrir une vipère en cours de bronzette) donnant directement sur de magnifiques châtaigneraies.

 Ma fabuleuse montre me signale que nous n’avons fait que 30 % du parcours, ce qui dépite mes camarades. Moi aussi, j’ai un doute quant à cette mesure, puisque nous sommes quasiment en haut de cette vallée.  D’un coup le chemin se met à redescendre dans le vallon opposé, et c’est en 4 minutes que nous accédons au départ du canyon.

Finalement ça se fait en 1h15 avec des pointes à 180 BPS…. 

Passer l’épreuve de la combinaison néoprène, nous nous jetons dans ce premier encaissement qui tient toutes ses promesses. L’eau est cristal, avec un léger liseret d’algues nous permettant de glisser.  Les méandres se succèdent les sauts ainsi que les vasques où l’on peut se jeter de part et d’autre.

Et ça sera comme ça pendant les 4 prochaines heures !!!

Nous y ferons une pause de 20 minutes quelque part entre deux encaissements, les fesses dans une eau cristalline.  Nous ferons des câlins, enfin surtout moi, à de nombreux crapauds.

Mon genou fera aussi également un câlin à un petit rocher saillant lors d’un saut.  Note pour plus tard : la douleur n’est qu’une simple information 

 La dernière partie du parcours consiste en de très jolies lagon cristal entre deux plaques de granit.  Sincèrement c’est très joli.

Quand tu fais pipi, mais on te prend en photo !!!

Le canyon se finira directement dans la retenue d’eau du barrage du Roujanel ou après avoir fait le saut du pont en pierre, nous nagerons les 200 derniers mètres pour un peu prolonger notre présence dans l’eau.

On quittera les combinaisons dans la flotte, parce que c’est plus pratique. J’en profite pour perdre mon protège cul.

Retour à la voiture à 16h et nous nous jetons sur tout ce qui est bon à manger et à boire.  Parce que question hydratation, on avait une canette de Red Bull pour 3.  Ce qui est un peu léger pour la totalité du parcours, je veux bien vous le concéder 

À 16h30, nous remettons nos maisons mobiles en mouvement.  Pour ma part, je suit Charlotte,  je pense qu’elle a eu une meilleure route que moi.  J’ai toujours 3h de retour ce qui me fait un peu peur vu la fatigue et le bobo à la jambe.  Mais bon, je débranche mon cerveau, et je suit méticuleusement le Ford Connect rallongé à rideau rayures marron.

Je commence à reconnaître  quelques noms de villages que je connais.  Mais d’habitude quand je vois Vallon-Pont-d’Arc 45 km, je suis plutôt du côté sud, alors que là je suis bien au nord….

Sans crier gare, le Ford tourne sur un virage à gauche, et moi je poursuis tout droit direction Méjannes-le-Clap. C’est ici que je me sépare de mes amis, et je rentre tout seul accompagné de France Culture avec une excellente rétrospective sur Jeff Buckley. Le top !

Arrivé à la maison à 20h, dépollution de la voiture… dodo 22h… 

Nos 6 heures de bonheur sur une carte

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