Gouffre Marco Polo, cette fois ni le froid ni le manque d’amarrages ne nous arrêteront !

  • Participant.es :
    • Bertrand
    • Emilie
  • TPST : 8h30

3ème visite au Marco Polo, avec pour objectif cette fois d’aller se frotter au « méandre des
Sassenageois ». Ce méandre se trouve au fond des puits d’entrée à -95 m, est long de 580 m, et a une
réputation pas des plus engageantes.

Il est entrecoupé de deux puits de 7 m, avant d’arriver à un ressaut de
6 m, suivi d’un puits de 33 m et d’un puits de 16 m qui aboutissent à un premier siphon à -250 m, en haut
duquel se trouve « la clef céleste », passage permettant après encore un (très) long cheminement d’arriver
au collecteur vers -450 m. Nos ambitions ne vont évidemment pas jusque là, on va se contenter de
descendre les puits d’entrée, et de visiter le méandre munis de deux cordes de 15 m pour les ressauts de 7
m.
Arrivée à la Ruchère à 8h45, le parking est au soleil, bien agréable pour s’équiper. Bertrand m’a passé
une ancienne sous-combi baptisée « Panda », bien chaude et douillette (et très sexy comme tous les
vêtements de spéléo). Je mets tout de même deux tee-shirt thermiques à manches longues en dessous et
une doudoune au-dessus. Plus la combi.
A 9h15, nous sommes à l’entrée du trou. Grâce à l’expérience des visites précédentes, nous avons pu
optimiser les cordes et les amarrages. Un cordelette de 7 m pour le premier ressaut de 3 m, puis une corde
de 40 m pour les deux puits de 17 m et 6 m, et une corde de 100 m pour les quatre puits finaux. Ça passe,
mais tout juste.
Bertrand passe devant pour équiper, histoire de ne pas perdre trop de temps. La température dans le trou a
dû augmenter d’un ou deux degrés par rapport à la sortie précédente, il y a un peu moins de glace. On a
oublié de prendre une montre, mais on a dû mettre environ deux heures pour arriver au fond des puits.
On abandonne les gros kits et on met les deux cordes de 15 m, quelques amarrages et de l’eau dans un
plus petit kit spécial méandre. Sur la paroi du fond, on retrouve l’inscription « Ah ! Non… Si… » et une
flèche qui indique le début du méandre. Celui-ci est conforme à sa réputation, très sinueux, avec de
multiples virages à 180 degrés, étroit, la progression se fait de profil, les retournements ne sont que
rarement possibles, ça frotte, on embrasse le rocher, le kit se laisse traîner tant bien que mal, on se prend
des coups de chaud… Pas sûr que tous les gabarits passent…
Difficile d’évaluer la distance parcourue, on espère arriver au ressaut de 7 m à chaque virage, mais
toujours pas. Pensant à la remontée, on jette l’éponge et on fait demi-tour. Le trajet en sens inverse est
encore plus éprouvant que l’aller, tous les muscles travaillent et commencent à fatiguer.
Quelques temps après avoir fait demi-tour, on croise une inscription sur la paroi : 220 m. On a donc dû
parcourir entre 250 et 300 mètres de méandre, le premier ressaut de 7 mètres ne devait plus être très loin.
On perd un peu la notion du temps, il faut dire que la progression dans le méandre n’est pas des plus
variée… Enfin, on en finit avec ce méandre et nous revoilà dans la salle d’arrivée des puits.
On mange pour se redonner quelques forces et on entame la remontée des puits. Je déséquipe.
Mes gestes sont un peu lents en raison de la fatigue, mais tout s’enchaîne relativement rapidement malgré
tout. Et revoilà la surface. Il fait encore jour, on voit même encore du soleil au travers des arbres. 5-10
minutes plus tard, on est à la voiture, les couleurs sont tout de même plus celles de la fin d’après-midi que
du début. Vérification faite, il est effectivement 18h. Pas étonnant que je me sente épuisée…
Pas sûr que l’on retourne de sitôt se frotter à ce méandre. Surtout que si on veut aller plus loin, au moins à
la clef céleste, il faut des cordes et des amarrages en plus…

Emilie

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