Le feu, ça brule… Ça fait surtout fondre les chaussures.

  • Cavité : Aven du Rousti
  • Participants :
    • Ludwig F.
    • Jojo L.
    • Rita C.
    • Charlotte L.
  • TPST : 2h

Samedi devant travailler mais ayant tout de même envie d’aller dans le dedans de la terre, je suis contente de savoir qu’une sortie dimanche est proposé. De plus, c’est l’occasion d’essayer mon fourgon car il y a aussi un bivouac directement à côté de l’entrée.

Après mes heures de travail, je suis ravie d’équiper mon van afin de partir pour mon premier bivouac de luxe (et je suis fière de moi, je l’ai transformé en une petite chambre MAGNIFIQUE). Je prends la route, qui fut assez longue je l’avoue, mais ça valait le coup.


J’arrive dans un champ, un monsieur avec une lampe torche vient me trouver. J’ai du mal à comprendre qui s’est, et ce fut Ludwig. Il monte avec moi, et m’indique le chemin vers le bonheur : 3 voitures m’y attendent toutes reliées par une guirlande lumineuse, et un feu central, ce qui rend l’espace très cosy. J’ADORE.

Je ferme la boucle avec ma voiture ce qui va vraiment créer une petite bulle hors du temps, loin de tout. Je prends place au coin du feu, dans ma chaise de camping, acheté quelques heures plutôt, que j’ai toujours rêvé d’avoir (certain rêve ne tient pas à grand-chose). On discute de tout et de rien, nous mangeons beaucoup, ou trop ça dépend.

23h30, le froid se fait ressentir. Pour chauffer les voitures, Ludwig veut placer des réchauds à l’intérieur, mais j’émets l’idée de démarré simplement les voitures et leur chauffage. C’est ce que nous faisons tous, pendant que nous rangeons nos affaires à l’abris. On se souhaite bonne nuit et je m’installe confortablement dans mon petit cocon lumineux, l’esprit apaisé.

7h20, je me réveil en entendant le fourgon de Ludwig en marche, qui fait du bruit par son vieil âge. Je constate que le toit du mon véhicule est complètement gelé de l’intérieur. Mais sous mon duvet, il doit faire 30°C (merci le chéri pour le cadeau de qualité). J’ouvre les portes et voit Ludwig qui s’occupe de Rita. Apparemment, Apparemment elle a mangé trop de chamallows, ce qui va la mettre K.O aujourd’hui., ce qui va la mettre K.O aujourd’hui. On reprend place autour du feu pour un petit déjeuner de qualité, avec le soleil et le ciel bleu qui se met doucement en place, en débriefons de la nuit…

On refait le monde pendant toute la matinée, avec pour certain des chamallows d’autre des biscuits. On se décide finalement à s’équiper.
Plusieurs copains spéléo arrivent entre temps, et nous papotons de canyons, de cavité et de l’aménagement des voitures. C’est ce que j’aime dans l’état d’esprit de la spéléologie, tout est simple, tout le monde s’entend bien, il n’y a aucune prise de tête, et la plupart du temps pas d’esprit de compétition. On est des copains, partageant les mêmes passions. Tout simplement.

Nous avons une corde de 97m. L’idée c’est d’équiper tous les puits, qui se suivent, avec cette même corde. J’équipe donc le premier P20, qui se descend très facilement. Nous passons une étroiture, avec le kit derrière moi, qui me gêne à mort. Philippe m’avait bien dit que je ne tisserais pas de lien d’amitié avec celui-ci, et que je risquerais de l’insulter plusieurs fois. Ça n’a pas loupé.

2ème puis de 5m, la corde n’était pas enkité, donc on démêle corde au-dessus de celui-ci. On arrive en bas, on se trompe de chemin, on fait demi-tour, et arrivons enfin sur le 3ème puits de 20m que Ludwig va cette fois-ci équiper. La cavité est simple, avec de jolis petits volumes et de jolis niveaux dessiné par l’eau avec le temps. Elle est humide et glissante mais le plaisir reste le même. On remontre, Ludwig est content, c’est une remontée contre paroi donc il fait le pitre. Jojo s’emmêle mais arrive à se sortir de tous ces nœuds, et moi je déséquipe calmement.

On se dirige donc vers la surface, avec encore de multiples péripéties. On passe faire un détour dans la partie « touristique » voir le passage du métro, et Ludwig accompagné de Jojo partent me montrer l’entrée ou la sortie artificiel. Ils veulent remonter par-là, pour redescendre ensuite, mais moi je n’ai pas envie de manip. Alors je prends, seule, la direction du puits d’entrée. Je commence à monter et j’entends au loin « Charlotte, tu as pris le kit ? »

blanc … TU TE FICHE DE MOI !? Quiproquo.

Bon, je convertie, je redescends, attrape le kit et recommence ma remonté. J’arrive en haut, j’ai le droit à un accueil chaleureux. Et on va rejoindre Rita, qui s’est endormie dans ma magnifique chambre d’hôtel roulante. On décide de faire un goûter. Notre malade nous accompagne et s’installe également, les pieds au coin du feu… Jusqu’à ce que nous voyions ses semelles fumer et…. Fondre ! Décidément, ce n’est pas sa journée LOL.

16h30, c’est l’heure de l’au revoir. Chacun reprend ses affaires qui sente le feu de bois, et monte dans sa voiture. Nous faisons un petit bout de route ensemble, jusqu’au village de Mazan, où on se sépare.

2 thoughts on “Le feu, ça brule… Ça fait surtout fondre les chaussures.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.