Aven Borel – Aven du chateau St Christol d Albion

Réveil 6h30 pour un week-end bien rempli sur le plateau d’Albion. A 8h00 je récupère Michel à Montelo puis 8h30 Leila et Philippe à Bollène. Direction le sud…

Vers 9h30 nous récupérons Ludwig à Mazan près de chez lui, sur la route du plateau. Seul de la Team 84 car les autres sont forfaits pour cause de bobo. L’équipe est au complet, le coffre aussi. Certains ont 2 sacs d’autres 3 valises et 4 sacs… Heureusement que je roule en bétaillère.

Vers 10h nous sommes sur le plateau, Ludwig nous avez promis de se garer au pied du trou, mais une chaine barre le passage et nous devons rester garé en bord de route juste en face de la base militaire aux grandes oreilles. Une fois que nous sommes tous équipé et que Leila à régler son tout nouveau baudrier aux couleurs assortis nous commençons la marche d’approche. On ne va pas se plaindre, 200m ce n’est pas la mer à boire.

Bien frais….

L’entrée sécurisé par une clôture de grillage est bien jolie. Deux, trois marches naturelles et tu mets les pieds sur 2 rondins de bois posé en travers du puits. Un IPN un peu souple permets de faire les 1ers amarrages pour une descente plein vide dans le P20. Une fois en bas tu descends l’éboulis en restant sur la corde, ça t amène au pieds d’un rocher pour une petite main courante descendante et tu arrives sur le P5.

Ludwig équipe depuis l’entrée avec une corde de 72m qui fera le P20/P5 + le méandre. Arrivé au P9 nouvelle corde, descente rapide et c’est là que les frottements commencent. Dans ce méandre il faut bien choisir son passage, l’entrée est sélective. Je fais un premier essai et me rend compte qu’à la verticale avec la caméra dans la poche ça ne passe pas. Du coup je laisse la cam sur un cailloux à l’entrée (détails important) et rentre le ventre pour passer, je n’ai pas envie de me casser une cote en la gardant dans la poche. La suite n’est pas large il faut négocier chaque mètre, à 4 pattes, ramping latéral arrière gauche…. égyptienne tête avant ou tête arrière, tout le bestiaire de la position inconfortable y passe. A un moment je rejoins Leila, Michel et Ludwig, 3 au même endroit, c’est la grande salle ? C’est là que je vois Ludwig retiré toute sa ferraille !! Apparemment la suite n’est pas plus large… En fait ça passe, rien de vraiment méchant. Nous finissons par rejoindre Philippe qui est en train d’équiper le P10 final. Le départ est sympathique et la suite aussi. Il pleut dans ce puits. Mais qu’est-ce que c’est beau !! Je négocierais ma descente pour ne pas me mouillé contrairement à certains qui croit (ou croivent?) encore ce que dis Ludwig et qui se retrouve sous la douche.

Une fois tous réunis en bas, un nouveau méandre se présente devant nous. Les autres sont hésitant, on a faim. On y va ou pas ? Je me lance donc et au bout de quelques mètres j’enjambe un puits aveugle, de suite après la galerie descend à droite mais ce n’est pas large, une sorte de chicane descendante avec rognon de silex protubérant agressif stop ma progression. Je ne suis pas une anguille pour me faufiler ainsi.

Qu’à cela ne tienne, on rebrousse chemin de quelques mètres et on s’arrête dans le méandre pour le diner. L’environnement, sans être réellement hostile n’est pas du tout confort. Certains se sont réserver les places « transat  » tandis que je suis accroupi avec les épaules qui touchent les 2 parois. En plus avec le bruit de l’eau qui coule dans le puits aveugle, j’ai comme l’impression de manger assis sur la cuvette d’un chiotte d’autoroute qui fuit, ambiance…

La cantine

Le casse-croute Pain Beurre Paté (Recette Ardéchoise) avalé, nous entamons la migration de retour en surface. Je serai déséquipeur. La tête du P10 m’obligeras à quelques contorsions sur une oppo plein vide afin d’atteindre le spits le plus haut. Je n’ai surement pas pris la meilleure option et j’ai un poil galéré. S’en suit méandre, P9, méandre, début de P5 et là c’est le drame. De la surface, où le vent frais l’a accueilli, Ludwig me cris: « Alex t’as récupéré la caméra ? ». QUOI?!!!! ba non, grrrrrrrrrrrrrrrrrr. Ce n’est pas une blague jasper? Et non, ce n’est pas une blague, le petit malin du sud qui est passé en 1er à la remonté l’a posé sur le côté quand il l’a vue. Je penser qu’il l’avait récupérais. Du coup, demi-tour, re-méandre, re-équipement du P9, descente, recup de la cam, re-monte le P9 qui de fait, ressemble pas mal à un P18. Re méandre, re-P5. Bref une histoire courte à rallonge.

Pendant que Alex traine au fond….

Pendant que Michel qui m’a gentiment attendu et aidé à ramener la C72 du fond du méandre remonte, j’ai le temps de discuter et faire connaissance avec les cailloux…

Y a plus qu’a finir cette ascension, ranger les cordes dans le kit sherpa que Ludwig aime bien promener dans les méandres et retourner à la voiture pour se changer et se couvrir rapidement sous les coups d’un pti vent dont le fond est vachement frais. Mais une belle peau de renard noir comme celle de Leila protége vachement bien.

Le renard d’épaule est déjà en place

Le soir nous sommes gracieusement logé par la famille Lougwidienne et après un pti apéro nous nous rendrons au fameux festival Spelimage de Courthézon. C’est là que nous découvrirons la fameuse épopée de Robert 72 ans. Le gars à un jour retrouvé son cheval les 2 pattes avant dans un trou au fond de son près. Depuis, ça fait 34 ans qu’il creuse et aménage sa grotte. Il en est à -52m !!! Un phénomène agité du bocal comme on en trouve que chez les spéléos. Le film aura reçu le prix du publique grâce à une ovation du tonnerre !! P’éte bein qu’on ira lui rendre une petite visite au printemps, histoire de remonté 2 3 sacs de terre … et d’avancer son ouvrage de 50 cm. Croivé moi, ça veau le cout d’œil.

Soirée diapo

Nous serons de retour au « bivouac homologué » vers 1h du mat pour un levé à 8h le lendemain pour la suite des aventures. C’est Charlotte qui nous rejoindra au matin, qui vous raconte la suite.

Merci à la famille de Ludwig pour son accueil chaleureux. Nota gros Béné: prendre la batterie et la carte SD de la camera.

Alex

NDLR, Charlotte prend la suite de ce compte rendu

Pour ma part, j’ai retrouvé l’équipe partie dans le Vaucluse le dimanche matin, car le samedi je devais fêter l’anniversaire d’un ami.

2h00 : heure du coucher, 7h30 debout. Je mange rapidement, rassemble mes affaires et prend la direction de Perne-les-Fontaines.

Arrivé sur place à 9h10, je vois la tête de Ludwig m’accueillir par la petite fenêtre donnant sur le parking. « Café ? » Merci, c’est un grand oui. Alex regroupe tout le matériel nécessaire, et nous le rejoignons un à un. C’est à ce moment que j’ai appris l’histoire de robert, qui gagna une médaille avec un trou au fond de son jardin. Surprenant !

A 10h00 tout pile, on décide de prendre la route. On a exactement 1h de retard. Leila, Michel et Philippe partent avec Alex. Ludwig et moi décidons de prendre, par précaution, ma voiture car j’ai les chaussettes à neige. Et 30 min plus tard, nous les enfilons car la route est à présent entièrement blanche. Et c’est à 30 km/h que nous continuons le trajet.

Ca glisse !

Arrivé au village de St-Christol d’Albion, Ludwig me montre une petite trappe de verre contre une maison, à peine plus large que mes fesses, et me dit que c’est là que nous allons. D’accord, donc nous avons un P38 juste en dessous d’une maison : no stress ici.

Les fesses coince ?

Philippe prend les devants et part équiper le puits, tandis que le reste du groupe finit de se préparer en claquant des dents, car la température est de 0°C. On se rassemble autour du minuscule trou, et attendons notre tour. Michel suivi de Leila ouvre la marche. Je suis la suivante et me demande comment je vais m’enquiller là-dedans. Aller, les deux pieds dedans, je tourne un peu à droite, un peu à gauche, je glisse, je rentre le ventre. Je ne suis pas trop à l’aise, je n’arrive pas à voir où je mets les pieds. C’est bon, une fois l’étroiture passé, on arrive sur un grand puits, assez large, et on descend plein gaz pendant 30 m avec seulement 1 fractio sur la longueur.

J’arrive en bas tranquillement, mon descendeur est bouillant. Philippe est déjà en train d’équiper le prochain. On repart dans le même ordre. J’entends Leila me dire que c’est libre et j’entame la descente d’un puits de 27m plein gaz aussi, sans fractio. Autant vous dire que le descendeur prend encore un coup de chaud.

Tout le monde en bas, Michel, Alex, Leila et moi prenons un petit méandre pour continuer un peu la visite. Sa frotte beaucoup, on rampe sur le côté, on se cogne, on se plie en deux… Bref, c’est plutôt étroit. On fait demi-tour et rejoint le pied du puits. Ludwig a déjà attaqué la remonté. On remonte tous tranquillement, et décidons de manger avant de faire le second puits. Ludwig nous partage son odeur de maquereau et nous dit d’arrêter de râler, que les odeurs : c’est la vie.

On attaque la remontée. Philippe installe un deuxième fractio pour limiter l’élasticité, et Ludwig déséquipe. Je remonte tranquillement, sans grande difficulté. Je profite, il fait bon, c’est calme, nous sommes tous concentrés et silencieux.

J’arrive au méandre du départ, et me cogne autant pour sortir que quand je suis rentrée. Je me change parce qu’il fait toujours aussi froid, et je retourne avec les autres accueillir Ludwig qui est ravi de sa remontée.

Bi noeil

On range tout et partons, les mêmes personnes dans les voitures. Quelques plaques de verglas, mais nous sommes en vie. Alex prend directement la direction de Montélimar, moi je ramène Ludwig chez lui. Il n’a pas arrêté de dire « qu’est-ce que c’était bien… », ce week-end à dû lui faire du bien ! Il rentre chez lui le cœur léger, la tête pleine de souvenir et moi je reprends la route direction Pierrelatte, avec le bonnet rouge d’Alexandre sur la tête…

MASC : Leila D; Michel C; Philippe H; Ludwig F; Alexandre L + Charlotte L, le dimanche 28.

2 thoughts on “Aven Borel – Aven du chateau St Christol d Albion

  1. Hahaha !!! Que c’est drôle à lire !!! Mais pfiuu ça fait un peu peur…. Quand on vous dit que c’est un truc de maso !

    On va tous finir P4, j’vous l »dis !

    (Parfois tu te dis que finalement tu n’étais pas si mal dans la tiédeur douillette de ta couette…)

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