PARTICIPANTS : PIERROT ET JANINE. JACKY ET GABY. GILLES ET CLAIRE. GÉRARD ET GHISLAINE. BERNARD ET MADELEINE (venant de Grenoble) Jacques CHICA. (Venant de Loriol) dont 3 membres FJS ET 3 membres MASC.
DEPARTS : Les fourgons partent ensemble dès jeudi (tourisme inclus) pour les autres nous partons en covoiturage de La Voulte et Cruas dans l’après-midi du vendredi.
BUT : Participation et présentation par J. Chica du scialet Robin. Nombreuses communications diverses sur la désobstruction. Nous allons apprendre plein de choses ?
METEO. Pas trop mauvaise. Douceur ciel bleu et beaucoup de vent
VENDREDI 22 MARS
Départ de La Voulte après le déjeuner, nous passons prendre nos amis à Cruas vers 14 H.
On prend l’autoroute du sud pour gagner le point de R/V à Signes. Une petite erreur d’internet nous prolonge le parcourt de 25 kms. Nous arrivons vers 17H 30, nos amis camping-caristes sont déjà là car ils avaient une journée d’avance sur nous. Le lieu du congrès est sympa, pas facile à trouver, le fléchage n’étant pas clair pour trouver lieu exact. Il y a de la fraîcheur dans l’air et un vent soutenu. On s’installe confortablement dans nos chambres, rien à dire. Il y a déjà du monde qui arrive sans cesse et vers 18h 30 c’est l’ouverture avec un bon arrosage de bienvenue. Le repas du soir s’effectue dans ce grand centre d’une colonie CCAS de L’EDF. Repas copieux et bon, service impeccable, ambiance chaleureuse. On se couche de bonne heure en soirée.
SAMEDI 23 MARS
Après le petit déj, nous attaquons les communications à 09H (il y aurait 185 congressistes inscrits !). Repas de midi identique comme celui du soir mais varié, bonne ambiance, paëlla super copieuse. Nombreux films de désobstruction et récits intéressants d’exploration sur le massif de la sainte Baume. La nuit a été très ventée cela a bien inquiété nos camping-caristes. Il y avait très peu de personnes de notre région, à noter quand même la présence de Gilbert Bohec et sa femme Armelle qui tenait un stand du CDS 38 pour vendre nos revues annuelles. Les annales du congrès sont distribuées. J’ai vu aussi J.Philippe Grandcolas du club des Tritons.
DIMANCHE 24
Dès 9H le cycle des réunions reprend avec encore de bonnes communications et films. Stéphane Jaillet présente des sujets qui nous touchent de près, on parle aussi à bâtons rompus sur les fermetures de cavités et les autorisations administratives, les produits chimiques et les dangers de détentions !! Il a même parlé de la F4 où les FJS creusent comme des malades ! Nous déjeunons après l’apéro. Il y avait quelques marchands d’articles spéléo (Croque Montagne) et de livres. Nous quittons les lieux vers 14H30. Bernard et Madeleine s’en vont en direction de L’Étang de Thau, Gégé Ghislaine, Jacky et Gaby partent en rando pour faire l’ascension du site de Marie Madeleine à la Sainte-Baume. Nous rentrons aussi en direction de nos attaches dans la vallée du Rhône. L’autoroute circule bien et à 18 H nous sommes rentrés chez nous. C’était un bon week-end très instructif.
L’aven de la Licorne est situé près des gorges de la Cèze, sur la commune de Saint-Privat-de-Champclos dans le Gard.
On avait entendu parlé de l’Aven de la Licorne par un copain qui en soulignait la beauté. Un récent CR sur le site du SGCAF nous décide à y faire un tour. Surtout que d’après ce CR, seul le premier puits est à équiper avec une C40. Ça tombe bien, comme on n’est que deux, on ne sera pas trop chargé.es…
Je n’ai trouvé qu’un bout de topo sur le Net, alors je contacte le CDS du Gard qui nous envoie très rapidement la vue en plan et la coupe. La cavité fait 2221 mètres de développement et est entrecoupée de petites escalades et puits. La veille au soir, je m’aperçois que je n’ai pas non plus les coordonnées exactes de l’entrée de la cavité, celles figurant sur grottocenter correspondent en effet à un autre aven de la Licorne. Nouveau message au CDS 30 et nouvelle réponse rapide (ouf!) avec un plan d’accès et le détail des cordes à emporter et des cordes en place. Zut, il faut en réalité une C60 et non une C40 pour le premier puits et finalement les ressauts et escalades ne sont pas tous équipés. Comme on n’a pas exactement les longueurs de cordes qu’il faut, on se retrouve avec une C40 et une C30 pour le puits d’accès et des C30 pour les ressauts. Et avec tout ça, notre sortie légère se transforme en une sortie avec 3 kits pour deux…
On arrive à l’entrée de l’aven vers 11h, on la trouve facilement grâce aux indications du CDS30.
On avait convenu que j’équipe, je m’engouffre donc dans l’entrée horizontale sur quelques mètres, c’est déjà étroit et l’entrée du puits qui suit a l’air également tout étriquée. J’avoue râler un peu, je n’avais pas anticipé qu’il faudrait se contorsionner… L’équipement du puits déroule, la C40 nous mène à la galerie intermédiaire, et il faut effectivement une autre corde pour continuer la descente et atteindre la salle des pavés. La prochaine difficulté suit juste après : atteindre la lucarne depuis la salle du soutirage. Celle-ci se trouve un peu en hauteur, il y a un barreau pour aider à l’atteindre mais l’accès n’est pas si aisé, heureusement que Bertrand a pu franchir le passage sans trop de problème et me mettre une corde, j’aurais bien galéré sinon. La lucarne est remontante et assez étroite, il faut encore se tortiller… S’ensuit une escalade de 5 m avec corde en place, puis une nouvelle étroiture, le « trou de la Lune », permet de descendre dans la salle du Léopard très joliment concrétionnée. Une remontée de 15 mètres sur corde en place et une descente à équiper plus tard, nous voilà dans la salle des Grandes Colonnes, très jolie également. Il n’est pas loin de 15h, on décide de manger un morceau et de stopper là pour aujourd’hui. On va tout de même repérer la suite, annoncée comme « Les Trois Etroitures », à atteindre après une escalade de 4 m à équiper. On voit effectivement une ouverture en hauteur avec un relais équipé, mais quant à l’atteindre, c’est une autre histoire… Renseignement pris ensuite auprès du CDS, il faut réaliser un « lancer de corde sur une concrétion à gauche et installer une corde en rappel sur la chaîne en attente ». Hum… il faudra revenir pour essayer…
Le retour s’effectue sans problème et nous sommes dehors à 17h30.
En résumé, c’est effectivement une cavité très jolie (sans être non plus exceptionnelle à notre goût, mais on n’est peut-être pas des plus sensibles en matière de concrétions…), de progression pas si aisée que ça au premier abord. L’équipement se fait principalement sur amarrages forés et naturels, il faut donc prévoir pas mal de dyneema et sangles (on aura utilisé seulement deux plaquettes).
On n’aura visité finalement qu’une petite partie de la cavité, nous reviendrons nous attaquer à la suite et aux fameuses trois étroitures une prochaine fois (avis aux amateur.ices!)
PARTICIPANTS : GERARD ET GHISLAINE. GILLES ET CLAIRE. MARCEL. PIERROT ET JANINE. JACKY ET GABY. BABA ET SYLVANE. DORIAN.
BUT : ESSAYER DE FRANCHIR L’ETROITURE DU PUITS SUIVANT (Cote -26 ?)
METEO : EXCELLENTE, CHALEUR
Nous avions décidé de porter un grand coup avec ce beau week-end pour enchainer sur l’exploration de cet aven qui nous tient tête depuis un an déjà (presque jour pour jour) et nous nous sommes pas encore lassés, bien au contraire, l’opiniâtreté des vieux a presque enfin payé ! Aujourd’hui nous avons enfin osé apporter la fameuse bouteille de champagne. Départ de La Voulte à 8H ce lundi 15 avril. Nous partons seuls car nous avons tous R/V sur place. (Marcel étant sur place avec les autres campings caristes) Arrêt à Rochemaure pour se ravitailler en eau volcanique. Nous avons réservé un gîte à Bidon pour y passer la nuit (45€) avec Gilles et Claire. Nous arrivons au trou à 10 H, tout le monde nous attendait avec impatience. Déjà Gérard et Marcel étaient prêts à descendre, le groupe tournait mais c’est moi qui avais le gros burineur pour ouvrir les hostilités. Ils rejoignent le terminus sans grand enthousiasme car ils savaient que leur dernier tir n’avait pas donné de grand résultat et c’est avec la grimace qu’ils vont essayer d’agrandir le fond au marteau piqueur. Deux heures passent avant qu’ils ressortent, ayant percé quelques trous chargés aux pailles par Marcel, le plus fin de nous tous car l’endroit reste encore très étroit ! Le tir se passe bien. Baba et Sylvane déjeunent avec nous, nous mangeons sous un soleil de plomb (nous aurions dû aller profiter de la fraîcheur de notre salle à manger si verdoyante ! Dans l’après-midi nous y retournons très enthousiastes pour voir les résultats. Je vais au fond voir cela avec Marcel, il est content car un bon bloc s’est détaché de la paroi mais une paille n’a pas pété, j’essaie plusieurs méthodes de réamorcer les mines (de parallèles puis en séries mais rien ne saute ! Tous ces petits problèmes techniques sont assez pénibles. (A chaque fois on passe 2 H de gesticulation, les sacs déposés au fond s’entassent dans le peu d’espace disponible.) Nous avons attaqué l’élargissement de ce puits pas assez large et ça nous rapporte que des ennuis ! Heureusement nous avons une foi inébranlable avec le C/A soufflant ! TPST 5H Je précise que Dorian est venu nous aider ce matin mais il était réquisitionné par le MASC pour encadrer quelques jeunes aux Sports-zap de Montélimar dans l’après-midi (ce qui permet de récupérer 260€ pour le club) On laisse toutes nos affaires à l’entrée du gouffre. En fin de journée profitant encore des 32° nous allons nous installer au gîte de la famille Mirabel à Bidon, une bonne douche sera appréciable, les loueurs sont très gentils et l’appartement très agréable pour nos deux couples avec Gilles et Claire. Nos campings-caristes et Marcel nous rejoignent à 20 H pour souper avec nous, repas collectif et ensuite ballade dans le village au coucher de soleil, très sympa ! Marcel dormira dans sa voiture. Dans la nuit le vent se lève. Mardi 16 avril Lever à 07 H 15, le ciel est voilé, trois gouttes de crachin puis l’atmosphère se stabilise à 15°, ça souffle assez fort ! Nous quittons le gîte pour gagner la Poule Rousse située à quelques kms. Certains nous racontent leur dernière partie de boules mais l’essentiel de la discussion tourne à la suite du trou ? Une équipe se forme vite pour poursuivre les travaux. Marcel et Gégé descendent pour continuer les tirs, je les rejoins. A midi trente l’affaire est réglée mais on a des doutes sur le bienfondé de notre entreprise. L’espérance d’une proche découverte semble s’éloigner car on butte sur un os, tout nous semble insurmontable ! Du jamais vu dans le métier pour vaincre une tête de puits si difficile ! On ne parle même plus de la bouteille de champagne ! Repas champêtre entre nous à l’abri des voitures avec nombreux desserts, nos épouses nous gâtent, que du bonheur ici en Ardèche. Vers 14 H Gégé redescend, je le suis avec Gilles. On organise encore un nouveau tir à 3, étagés au sommet dans le puits, pour se passer le matos, les perfos, lignes diverses pour que le mineur de tête puisse accomplir son job correctement sans se bloquer la bottes et manœuvrer les forets dans une bonne orientation. Grâce à la persévérance des tirs précédents (avec des petits résultats) Gégé arrive à percer 4 trous de 600 au fond et seront bien garnis en produits chimiques. Nul doute que cette séance sera bien utile pour la prochaine fois ! (la trentième) Tout est raccordé délicatement. Mes deux pailles défectueuses seront détruites ultérieurement. Nous avons observé aujourd’hui de nombreuses bourrasques de C/A dans la cavité, cela sans doute à l’instabilité météorologique, (nuageux et chaud/froid ?) Nous laissons au fond 4 étriers en fer à béton, il y a encore quelques aménagements à faire ici ou là. On remonte 4 sacs du fond à 16H (l’heure du thé !) Et tout péte ! TPST 5H dont 10 au total. Nous projetons de revenir ici à la fin du mois ? Il est possible que nous restions au moins deux jours (au cas où ?) mais on ne lâche rien !
La route est avalé le vendredi soir, et nous nous posons dans l’emplacement des camions et tente du congrès.
Samedi matin, nous prenons le départ pour la traversé Burtech-Riussec, petit morceau du réseau près du col du Portet d’aspet. Après une bonne marche d’approche torride nous arrivons à la belle entrée en flanc de coteau. Nous mangeons un coup avant d’enchaîner R5 / P20 / P6 / P6 / P36 / P90 / P37 pour atteindre les grandes grandes salles paumatoire pour nous 😉
Le retour sera tranquille.
Samedi soir agapes et festivités au Congres.
Dimanche sera pour nous l’occasion de tester une tyrolienne sur corde de 800 mètres enjambant le village de Saint Martory ainsi que la Garonne.
Dimanche aprem sera le retour autoroute vent de face car demain il y a allemand a 08h00….
PARTICIPANTS : MARCEL. GERARD ET GHISLAINE. JEAN-JACQUES. SYLVANE. JACKY ET JACKY SORET. GILLES ET CLAIRE. PIERROT ET JANINE. DORIAN
BUT : REPRISE DE L’ELARGISSEMENT AU DESSUS DU PUITS SUIVANT.
METEO : TRES BEAU TEMPS.
(Enfin la chaleur revient !) Marcel passe nous prendre à la Voulte vers 08 H. On charge le matériel que j’avais rapporté la dernière fois et nous partons. Comme j’ai une sérieuse sinusite je suis assez fatigué et ne décide pas de prendre mon matos perso, Gégé s’occupera du minage comme à l’accoutumée. J’espère que le reste de notre équipe de vieux ira mieux que moi, nous avions tous été malades en même temps ! Comme c’est dimanche, il y a peu de circulation et nous arrivons à 9 h 07, surprise, Gégé et Ghislaine sont déjà là depuis hier soir, ils sont venus en fourgon. Il fait une quinzaine de degrés, pas de vent mais le ciel est couvert. On installe vite le matos dans l’aven en attendant la venue de Jean-Jacques Audouard qui apporte le groupe. Peu à peu les autres copains arrivent. Gilles et Dorian. Gérard descend sans trop attendre pour voir le fond, il est suivi par Dorian et Gilles avec le burineur pour nettoyer le tir aux pailles que j’avais pratiqué dernièrement, copieusement mouillé. En fait les pailles ne sont pas recommandées pour ce genre d’élargissement, elles n’ont pas eu l’effet escompté mais puisque aujourd’hui la grotte est sèche il est plus facile de travailler au terminus, le décapage permettra quand même d’améliorer le pourtour du puits suivant en roche vive et d’y percer d’autres trous plus performants. De 10 à 12 H nos deux mineurs laissent le chantier propre à recevoir les mines. Dehors nous apprécions la chaleur, nos femmes se divertissent en balades et cours de couture avec Sylvane, Marcel, Jacky et moi-même nous prospectons dans les alentours de ce grand lapiaz situé derrière la Poule Rousse, Gilles nous guide avec ses baguettes, on retourne à son petit aven que Dorian avait commencé à calibrer lundi dernier. D’autres seraient à reprendre (l’aven qu’avait trouvé Mélina aussi). Repas sympathique ensuite avec nos épouses, c’est toujours mieux car plus convivial et gustatif avec les extras de gourmandises ! On refait le point sur les sujets actuels, on hésite encore à se renseigner sur à qui appartient le trou ? Et le sempiternel problème du manque de produit chimique qui devient crucial. Heureusement qu’aujourd’hui Baba nous a dépanné et j’espère que cette pénurie sera réglée bientôt (je dois aller à la poudrière de Vif mardi prochain). Gérard et Dorian reprennent du service après le déjeuner en descendant cette fois ci l’artillerie habituelle. Vers 16 H ils ressortent avec le matos. Le tir est amorcé mais rien ne se passe ! Problème de ligne de tir, Gégé redescend, nombreuses vérifications d’usage et à son retour dehors nous testons le déclenchement, encore négatif ! Nous sommes tous en effervescence, serait-ce la gégène, mais d’où vient la panne ? On en vient à changer de ligne et faire d’autres tests. Gégé redescend jusqu’au fond en contrôlant toutes les épissures mais dehors c’est le silence total ! On en déduit qu’à force d’élimination ce ne peut qu’être l’inflammateur qui serait défectueux ? Gérard descend donc pour la quatrième fois avec l’objet de rechange et cette fois sera la bonne !!! Enfin les 5 trous de 12 X 600 explosent la tête de puits. TPST 4H mais décisif pour que la prochaine séance nous fasse sourire de plaisir, on est si près du but ! Nous pensons revenir lundi et mardi prochain en réservant le gîte de Bidon. (Champagne en perspective ?) Comme les jours sont grands nous trainons en rangeant le campement et en regroupant le matériel. Il faut que j’apporte des plaquettes maisons en acier. Marcel viendra avec son petit groupe. Nous repartons à 18H, il fait 24°, la vie est belle. Le fourgon de Gégé passera la nuit sur place.