Compte rendu formation CDS 26 – du 18 au 19 Juin

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Participants : Leila et Charlotte
Cavités : Scialet du Michelier, Les cloches

L’arrivée :
Pour la formation, nous étions logés et nourris au gîte de lente en Vercors, et nous étions conviés à arriver le vendredi soir. C’est à 20h30 que je pointe le bout de mon nez, en plein milieu des explications des cavités faites par Patrice. Patrice nous divise par 4 groupes de 3, et chacun choisit la cavité qui lui conviendrait. Une fois la liste terminée, on se régale et faisons connaissance autour d’un bon repas préparé par Réjane.


Nous partons juste après avoir fini, préparer nos kits pour le lendemain. Je serais avec Leila, et Baptiste, encadrés par Prune que nous ne connaissons pas encore, pour équiper le scialet du Michellier.


Le scialet du Michellier :


Debout 7h, pour un rendez-vous à 9h30 à Vassieux. On rassemble tout dans la voiture de Leila, et top départ. On se fait accueillir par cette fameuse prune, jeune fille avec un grand sourire. Elle nous indique de la suivre, et nous atterrissons au bord d’un champ. Elle nous représente tous les nœuds histoire de se mettre dans le bain, et nous commençons à nous rendre en plein milieu du champ. Une plaque d’égout nous y attend. Baptiste part en premier équiper le P17, suivi de près par Leila qui va équiper en double. On prend notre temps, tous les deux font les choses méthodiquement et calmement suivant les conseils de Prune. Baptiste continue dans les 2 P9 et P4, qui ne seront cette fois pas équipés en double par manque de place.

Je passe par la suite devant lui pour équipe le P31, avec Leila derrière moi qui le fera en double. Je fais ma tête de puits et commence à descendre. Je fais le choix de faire un fractio au milieu plutôt qu’une déviation. Je vois donc deux amarrages un peu plus à gauche et fait une opposition de tout mon long pour atteindre les points en face. Tout est bon, je file en bas et attend les autres. On continue et on tombe sur des grandes salles, très jolies. Un peu de boue au fond, qui avalent mes chaussures. Point repas, et on décide de remonter.

Leila et Baptiste déséquipent le P31 et je me chargerais des 2 autres.

Je finis de déséquiper, et ressort ma petite tête au milieu du champ, sous 30°C. On rassemble tout, petit check avec prune, et filons retrouver nos amis spéléos.
Rangement de matériel, pause résumée des journées de chaque groupe avec une bière à la main, et même programme que la veille : apéro, choix de cavité, manger, préparation de matériel.

Entre temps un groupe se motive à aller au scialet Félix à 2 pas du gîtes. J’hésite fortement à y aller, je me disais « one life » comme disent les jeunes. Mais j’avais peur de ralentir le groupe avec mon 1km/h de remonter, j’ai préféré me mettre au lit. Peut-être un léger regret, mais rien ne peut être changé ! C’est à 1h40 que le groupe revient et tout le gîte finit par s’endormir …


Les cloches :


Sans réveille, je lève mon cul encore à 7h, trop motivé. Aujourd’hui, c’est direction les cloches, avec Cécile, Leila et Gérard, encadré par Paco. Apparemment, ce n’est pas vraiment une grotte, mais c’est super pour faire beaucoup de nœuds. Une petite marche d’approche de 10 minutes au milieu de la plaine, que je trouve magnifique.

On arrive sur place, et découvrons 2 gouffres remplis de verdure. C’est somptueux.

Nous faisons 2 équipes, je suis avec Gérard et Leila est avec Cécile. J’aime l’idée de faire de la spéléo avec des gens que ne connais pas afin de découvrir leur techniques, savoir-faire, conseil, et tout simplement adopter un comportement différent.

Effectivement, il faut faire quelques nœuds. Nous équipons le gouffre en plein soleil, avec une longue main courante. Nous avons le même nombre de mousquetons, Gérard et moi, donc nous nous mettons d’accord et partons sur le principe que chacun équipe le nombre de mousquetons que nous avons. Paco fait des allers-retours entre le groupe des filles et le nôtre pour nous indiquer nos erreurs, et comment les rectifier. Ou tout simplement vérifier et commenter.

Arriver à la fin des mousquetons, Gérard me double. Nous communiquons beaucoup, et expliquons à l’autre ce qu’on fait pour ne rien oublier, et se conseiller mutuellement. J’aime beaucoup Gérard, il est réfléchi et calme. A la tête de puits, Gérard me laisse passer devant car il faut équiper un fractio, en faisant un pendule. Ce que je n’avais jamais fait contrairement à lui. Paco me donne une astuce pour ne pas galérer, que je répète sans souci. Mon fractio se passe à merveille, et je descends. C’est trop trop joli ce coin, je suis hypnotisée. La lumière qui se faufile dans les trous de la terre qui se mélange à la verdure et la roche, la neige au fond et la chaleur au-dessus ; ce lieu est un fantastique mystère.

Les filles n’ont pas atteint le puits pour nous rejoindre au fond. C’est donc Paco qui finit d’équiper, et elles remontent manger. Nous remontons aussi à la surface et mangeons notre copieux pique-nique.
Nous ne trainons pas trop. Paco souhaite que nous analysions l’équipement de chaque groupe, nous prenons donc notre main courante, et les filles nous proposent des critiques constructives. Arrivé en bas, je pars équiper un dernier petit puits de 15m et re-déséquipe tout cela. Le temps nous manque fortement, je remonte par le côté des filles, Paco déséquipe derrière moi, et me suit de près, il me stress.

Nous partons pile à l’heure. Arriver sur place, rebelote, rangement du matériel, résumés des sorties de chaque groupe et nous nous disons au revoir. Ce fut un très bon week-end, rempli de rires et de rencontres.

Je tiens à remercier toute l’équipe pour l’organisation. Merci à Patrice, Gaël, Paco et Prune de nous avoir encadrés. Merci à Réjane pour les repas et le reste. Merci à tout le monde pour votre bonne humeur et votre bienveillance.

Charlotte

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